la-femme-animée

Le noir et le blanc

 
 
 
 
Quel est le blanc du noir ?
Et, où est le noir du blanc ?
C'est une petite souris grise du soir
qui se pose la question, en buttant. 
 
 
S'il faisait moins noir,
Me cognerais-je autant ?
Si les murs étaient plus blancs,
Je distinguerai mieux les trottoirs!!
En tout cas, c'est mon espoir.
Mais, on me distinguera toujours :
Sur le noir, je suis claire, Sur le blanc, foncée, c'est clair!
Alors, je montre tous mes atours. 
Ce n'est pas la peine de me cacher.
Je suis assez contente de ma couleur.
Et puisqu'il faut tout lâcher,
J'aime mon ami noir de sueur,
Et quand il fait une colère blanche,
Je lui apporte un petit-gris
Qui le remonte, petit à petit.
Hi! Hi!
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vos commentaires

1 Le Vendredi 16 Mai 2008 à 15:06 GMT+2, par Daniel

« Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires ». Pierre Dac


Cela me fait penser à :
Le mime Marcel Marceau , le mime le plus célèbre de la planète grâce à son personnage fétiche BIP , un Pierrot blafard à la bouche rouge sang sur font blanc souligné de noir...au geste aérien plein d'espoir impossible !
Et la jolie petite souris...grise...
A celle de Graeme Allwright
Quant'au :
Noir et blanc ...Voici le poème de : Claire BUDILLON

C’est un film en noir et blanc
Où les personnages, nonchalamment,
Se croisent, mais sans se voir,
C’est le film du désespoir.

Les pions noirs d’un côté de l’échiquier,
Les blancs sont prêts à attaquer,
Mais ce ne sont pas des pièces en bois,
Ces pions-là, c’est toi et moi.

Petite, j’avais peur du noir,
Petit, tu avais peur du Blanc,
C’est ce qu’on apprend en naissant,
Et qu’on entend en grandissant.

Alors je te fuis, mais c’est trop tard,
Nous sommes face à face, hagards,
Mais ta couleur est chaude et douce,
Et la mienne de lumière t’éclabousse.

Ton sourire ressemble au mien,
Le même cœur bat en notre sein,
Alors pourquoi en avoir peur,
Si c’est une prémisse du bonheur ?

J’ai ma main dans la tienne,
Et je demande que tous viennent
Admirer à quel point il est beau
De voir le monde d’un œil nouveau.

Mais dans ce film en noir et blanc,
Les spectateurs sont intolérants,
Aveugles et sourds à la vérité
Qui dit que nous devons nous aimer…
Alors coule le sang sur la Terre,
Pourtant c’est elle notre Mère,
Une Mère pour toutes les couleurs,
Car la seule qui compte est celle du cœur.

Mais je refuse ce film-là,
Et sachez, quoiqu’il en soit,
Que la réalité est plus profonde,
Et que des milliers de couleurs égaient le monde !

C’est un film en noir et blanc,
Où les gens, progressivement,
Apprennent à s’écouter et à se voir,
C’est le film de l’espoir.
Merci tout plein pour ce joli poème...
A bientôt
Amitiés
Daniel

2 Le Jeudi 19 Juin 2008 à 10:31 GMT+2, par gratte-cul

j'aime bien ce que vous écrivez, vraiment. Je suis loin derrière!
Pas pu venir a l'atelier hier mais le coeur y était.
A plus?

3 Le Samedi 28 Juin 2008 à 18:46 GMT+2, par Daniel

Excellente soirée dédiée à la poésie sous le charme des mots
mis sur un radeau pour une belle navigation au fil des flots jusqu'à nous !
Bonne rime !
Amitiés
Daniel

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