L'Amitié
Tu verras, tu te reconnaîtras.

Reviens !
Reviens, reviens-nous vite !
Ton absence a laissé un goût amer, sur nos coeur déchaînés d'hébénistes en herbe.
Espère ! Car ton nom est chaque jour prononcé à l'occasion d' une nouvelle démonstration de Louis, d'une fête ou d'un repas.
Et puis, tu verras, tu verras,
Tout recommencera, tu verras, tu verras,
L'amitié c'est fait pour ça, tu verras.
Le soleil, aujourd'hui s'est posé sur ton établi. Il t'attend; sa lumière est prometteuse d'un avenir fleurissant à l'ombre de ta passion du bois.
Cette passion qui te fait avancer, effacera petit à petit ces embûches qu'on t'a mises dans l'esprit, comme une graine qui a dejà germé et qui devient arbre au mépris du temps, des hommes et de leurs bêtises.
Le temps t'appartient. Il est ton allié. Prends-le, il ne demande que ça !
Il te donnera la force de la confiance en soi.
Tu retourneras vers ce que tu aimes depuis toujours : la création par ta seule volonté. Car par l'arbre, tu retrouves tes racines, les racines de souffrances de la femme méprisée, de l'esclave déporté de sa forêt, de sa savane, de cette petite fille étonnée par la violence de certaines paroles tueuses d'espérance.
Mais aussi, les racines de ces êtres qui ont réagi, qui se sont révoltés et ont brisé leurs chaînes.
Mais aussi, les racines de l'amour, de l'amitié, de l'espérance.
Ces racines communes à tous et qui font le tour de la terre, s'entremêlant les unes aux autres comme pour montrer l'exemple et rappeler aux gens que la terre est leur mère car elle les nourrit et qu'ils sont donc tous frères et soeurs.
Je crois que nous sommes sur terre pour quelque chose ou pour rien, c'est nous qui décidons.
Quelquefois, nous reculons, mais, c'est comme pour la scie à ruban, c'est pour mieux avancer par la suite.
Chaque geste apporte une pierre à l'édifice quotidient de notre conscience.
Moi, quand je me réveille le matin, je pense à Jacquou Le Croquant , Angela Davis, Anna la Juive, Rosa du Luxembourg, Le Che, Martin Luther King, Rahan, Kounta Kinté et tant d'autres. Ils sont en moi. Enfant, ils m'ont donné le goût de vivre et je l'ai toujours.
Quand je te parle, je te parle à toi et à travers toi, tous ceux et celles qui ressentent de l'amour pour leur prochain, car l'humiliation est la pire des blessure...
Lili, 1999.

La route que l'on suit n'est jamais tout à fait comme on l'avait imaginé et quelquefois, pas du tout.
Ce n'est pas grave.
L'important, pour moi, c'est de s' aimer soi-même et d'aimer les autres.
C'est tout.
Lili , 12/2007.
Par Lili la-femme-animee, Lundi 10 Decembre 2007 à 20:03 GMT+2 dans Mes textes et poèmes (article, RSS)






