la-femme-animée

Aimer

 

 

 

A chanter avec l'air des amoureux des bancs public de Georges Brassens (1954) 

 

  ***

 Les bulles qui volent dans le ciel

Nous donnent envie de miel

Elles sont si légères,

Qu'il nous suffit de bien respirer et bien souffler.

Je suis une abeille

Posée sur ton réveil,

J'attends le moment subtil prête à te butiner.

*** 

Qu'il est magnifique, avec toi, l'instant d'aimer,

L'instant d'éternité,

En se foutant des mondanités, 

Des passants honnêtes.

Qu'il est magnifique, avec toi, l'instant d'aimer

L'instant d'éternité,

En souriant joyeux et comblés,

Nous cheminons par les sentiers.

*** 

Je me souviens du début

De tes yeux j'ai tout bu.

Tu me dis : "Bonsoir Toi !" 

Tu as pris mon livre, avec dedans mon secret,

Dedans, un poème vit, 

En tremblant, tu le pris

Sur ton coeur en émoi.

Et, en amour t'es tombé, ne t'es plus relevé. 

*** 

Qu'il est magnifique, avec toi, l'instant d'aimer,

L'instant d'éternité,

En se foutant des mondanités,

Des passants honnêtes.

Qu'il est magnifique, avec toi, l'instant d'aimer,

L'instant d'éternité,

En souriant, joyeux et comblés,

Nous cheminons par les sentiers... 

 

juin 2008

 

 

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Le bonheur de Chris

 

 
Emotion 
 

 

 

 

Quand ta main vient rejoindre la mienne,

Devant moi s'étale un paysage magnifique.

 

                   

Le temps s'enfuit et tu deviens magicienne.

Tu me laisses ému sous ta tendresse magique. 

Je me surprends à savourer en silence,

Tous ces instants où nos âmes se lient. 

Je voyage sous les flots intenses, 

Pour admirer ces sensations qui parcourent nos vies. 

J'observe la lune complice de mes songes.

Elle voit se dessiner un sourire sur mes yeux. 

Je me laisse bercer et dans la douceur je me plonge, 

Avec le plaisir de goûter à des jours heureux.

Le vent du soir vient se poser sur nos cheveux.

Enfin, pour nous, le temps n'existe plus.

Dans cette magie se glisse une étincelle en feu, 

Pour que nos coeurs enlacés s'endorment émus.

  

                         
                                                 Chris
 

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Les douleurs de Chris...

 
 
 
 
 
Je couche sur ce papier
De ma plume bien attristée
Des mots qui auraient voulu s'enfuir
Des mots qui ne demandent qu'à mourir
 
L'encre de mon stylo ne peut décrire
L'encre de mon crayon ne peut écrire
Combien c'est dur de survivre
Combien c'est dur de vivre
 
J'habille cette page d'un blanc immaculé
De phrases ensanglantées
D'un destin qui me fait souffrir
De cette maladie qui vient me détruire 
 
J'ai couché sur ce papier
De ma plume bien bouleversée
Des mots qui m'empêchent de dormir
Des mots qui ne veulent plus sortir
 
 
 ***********************

 
Des feuilles d'or sur mon chemin inachevé
Tourbillonnent et tombent impassibles
Mon âme ne cherche qu'a s'accrocher 
Pour retrouver ce goût d'impossible
 
Le souffle du vent emporte
Tous mes plus tendres espoirs
La maladie qui vient fermer la porte
Est ancrée en moi comme une plaie noire. 
 
 
 
Chris
(blog "Empreintes" de doctissimo) 
 
 

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A nos parents

Qu'il était bon le temps

Où j'avais mes parents.

Leur présence me manque tant.

Nous étions huit enfants.

Nous étions différents.

Ils nous aimaient tellement.

La vie ne leur a rien épargné,

Mais malgré leurs soucis

Ils étaient souriants.

Il faut leur dire je t'aime

Tant qu'il en est encore temps,

Peu importe le moment.

Un sourire, un mot d'amour, un regard

Et leurs yeux s'illuminent d"étoiles.

Ne les abandonnons pas.

Accordons-leur beaucoup de joie.

Pensons qu'à notre tour, nous vieillirons

Et un jour viendra,

Pour nous aussi, la vie s'éteindra.

 

 

Jannette Rognone , 61 ans, mon amie.

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Pourquoi tant d'amour...

 

 

 

 

                              

                   Pourquoi tant d'amour dans ce monde ?

               Pourquoi tous ces êtres qui s'unissent

            Jusqu'à ce que leur coeur gronde

            Engourdi de supplices ?

 

                Tant de malheur et de souffrance

                N'en sont que des conséquences.

                C'est le bien et aussi le mal.

 

                     Ce mal qui t'écume

                     Ce mal qui te consume.

                     Et tu ne deviens qu'un simple râle

                     Dans ce monde si pâle.

                     Tu es de cette liste

                     Celle des amoureux transits

                     Qui cherchent une chose

                     Dont ils ignorent la cause,

                     Mais qui est de providence

                     La cause de leur errance. 

 

 

 

            L é o   F a b r e, 20 ans, mon neveu.

 

 

 

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Le noir et le blanc

 
 
 
 
Quel est le blanc du noir ?
Et, où est le noir du blanc ?
C'est une petite souris grise du soir
qui se pose la question, en buttant. 
 
 
S'il faisait moins noir,
Me cognerais-je autant ?
Si les murs étaient plus blancs,
Je distinguerai mieux les trottoirs!!
En tout cas, c'est mon espoir.
Mais, on me distinguera toujours :
Sur le noir, je suis claire, Sur le blanc, foncée, c'est clair!
Alors, je montre tous mes atours. 
Ce n'est pas la peine de me cacher.
Je suis assez contente de ma couleur.
Et puisqu'il faut tout lâcher,
J'aime mon ami noir de sueur,
Et quand il fait une colère blanche,
Je lui apporte un petit-gris
Qui le remonte, petit à petit.
Hi! Hi!
 
 
 

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Une conscience s'est éteinte

 

 Germaine Tillion,

la photo ratée.

Par Sylvain Bourmeau, le 20/04/2008 

 En avril 2004,Germaine Tillion devait faire la couv' des "Inrokcuptibles", mais un vilain rhume l'a in extremis empêchée de voler la vedette à Kurt Cobain. La session photo était calée chez elle puisqu'elle ne se déplaçait plus ; elle aurait posé au centre de son nouveau supergroupe, les Résistants - aux côtés de ses amis Raymond et Lucie Aubrac, Stéphane Hessel, JP Vernant, Maurice Kriegel-Valrimont...

Ils étaient alors treize, moyenne d'âge 92 ans, et venaient de lancer un Appel aux jeunes générations à l'occasion des soixante ans du programme du Conseil National de la Résistance. Un appel solennel qui, loin de rabâcher un discours d'anciens combattants , réaffirmait les principes qui les avaient tous conduits à se battre contre le nazisme. Au moment où les couvertures des news fêtaient le débarquement, ils n'en pouvaient plus des commémorations d'actes héroïques qu'ils estimaient n'avoir été contraints d'accomplir qu'au nom de principes et de valeurs qu'on voudrait aujourd'hui oublier.

Dans ce texte qui fut , aussi bizarrement que symptomatique, refusé par "Le Monde", ils appelaient "les enfants, les jeunes, les parents, les anciens, et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas, poursuivaient-ils, que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés , contrairement au programme du Conseil National de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944".

Avec Jade Lindgaard, elle aussi passé par Médiapart, nous étions allés les voir, les Aubrac, Hessel, Vernant et Tillion et leur avions consacré six pages des Inrocks, reproduisant leur appel et leurs propos. Voilà ce que Germaine Tillion nous confiait  il y a quatre ans jour pour jour :

 

"Il n'y a pas de libertés individuelles s'il n'y a pas pas de libertés collectives. Aujourd'hui, il y a une remise en cause : ce pour quoi nous nous sommes battus est menacé par les puissances d'argent. L'argent est un broyeur, sur lequel on n'a pas de prise efficace. Notre idéal pendant la Résistance, c'était avant tout l'exigence de liberté et de justice. La Résistance, nous l'avons faite il y a soixante ans, ce n'était pas à nous de la commémorer ! Mais il me semble très important de respecter encore la personne humaine : ce n'est pas parce que nous sommes parvenus à éviter qu'on l'écrase complètement pendant  l'Occupation que nous devons laisser faire les écrasements actuels, qui sont encore massifs. En France, nous avons un peu modéré les écrasements. Les principes de la Résistances sont entrés dans la Constitution et dans les cervelles. Ils sont une propriété à laquelle tout le monde tient. Grâce à eux, on est arrivé à mettre un frein à l'écrasement du faible par le fort. Ca ne veut pas dire qu'on l'a supprimé. Aujourd'hui, on ne peut plus craindre que l'Etat écrase la presse, en revanche nous pouvons craindre que les puissances financières mettent la main dessus. C'est ce que nous devons absolument éviter. La quantité de l'information est aujourd'hui contrôlée par la puissance de l'argent. L'argent est derrière tout. Et si ces contraintes financières sont moins visibles que les contraintes politiques, elles dont encore plus écrasantes. Il faut se battre pour la liberté de la presse."

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Le meilleur moyen

  
 

Le meilleur moyen de trouver l'amour

est de le donner ;

Le meilleur moyen de le perdre

est de le retenir prisonnier;

et le meilleur moyen de le garder

est de lui donner des ailes

 

      Nancy Sims

 

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La vie, la mort, la jouissance...

 
 
La Philosophe : Annie Leclerc 
 
 
 
 
Femme de lettres engagée contre l'arbitraire,
pour la pensée et la vie réellement vivante. 
 
"Il n'y a pas de mots plus forts,
plus pénétrants, plus aigus que ceux du prisonnier (e) 
en train d'écarter les barreaux qu'il a dans la tête "
 
 
Tout en s'occupant de questions 'géantes' (la vie, la morts, la jouissance, la guerre, la sexualité, l'injustice et quelques autres acabits), Annie Leclerc, à la différence de tant de philosophes, a toujours été attentive aux détails matériels de l'existence et, singulièrement, à ce qu'on appelait "les petites choses". 
 
 
 

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les déferlantes

 

de Claudie Gallay

 

 

La mer s'est durcie, elle est devenue noire comme si quelque chose

d'intolérable la nouait de l'intérieur.

Sous la violence, les vagues noires s'emmêlaient comme des corps.

C'était des murs d'eau qui étaient charriés, poussés en avant,

je les voyait arriver la peur au ventre,

des murs qui s'écrasaient contre les rochers et venaient s'effondrer sous mes fenêtres.

Ces vagues, les déferlantes. Je les ai aimées.

                              Elles m'ont fait peur.

Les vagues avaient cédé. Le bord de la mer était recouvert d'une frange d'écume épaisse et jaune, avec un peu partout, des algues en paquets comme de longues chevelures qui auraient été vomies là.                                   

                 

Un oiseau sentinelle s'est posé à quelques mètres de moi.

Je l'ai dessiné. J'ai noté ses couleurs.

Après ,je me suis couchée, le dos au rocher, j'ai fermé les yeux.

J'avais trop regardé le soleil. Des taches de couleurs dansaient derrière mes paupières,

on aurait dit  des petits hippocampes de feu.

La nuit suivante  a été claire, gorgée de cette clarté de lune qui brillait parfois sur la lande, une lumière sans pitié qui débusquait les bêtes à l'affût et faisait geindre les mourants.

 

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